À contre-courant

Il y a des gens qui ne font que suivre le courant. Quel que soit le domaine, quel que soit le sujet, ils épousent l’opinion de la majorité. Qu’il s’agisse de musique, de mode, de politique…de choses banales ou importantes, ces gens-là sont toujours du même avis que les autres.

Bon! Certaines fois, elles semblent s’opposer à l’opinion à la mode, mais en fouillant un peu (un tout petit peu) on se rend compte facilement que cette position n’est que celle de leurs entourages immédiats, et non le résultat de réflexions qui seraient les leurs.

Ces gens-là sont donc toujours dans la mouvance, ON THE GROOVE…toujours en train de nager dans le sens du courant.

Mais, il y en a d’autres qui sont autrement.

Tenez! Prenons les «étudiants» de la Facultés des Sciences Humaines en Ayiti. Ceux-là, on ne peut vraiment pas les mettre dans le lot de ceux qui font toujours comme les autres. Vraiment pas!

Ils ne perdent pas une occasion de descendre dans les rues et «foutre en l’air» la paix des gens. Un étudiant, normalement, ça étudie, non? Eh bien, non! Eux, passent leurs temps à bloquer les rues, enflammer des pneus et casser des voitures.

L’Université est reconnue pour être le lieu des grands débats. Ben eux, ils n’acceptent de débats que les manifestations de rues. Et bien arrosées de casses, s’il-vous-plaît!

Ils ne reconnaissent aucune autorité. Ni le gouvernement qui ne peut plus intervenir dans la nomination du rectorat, ni le Ministère de l’Éducation qui ne peut plus intervenir dans le curriculum, ni la police qui ne peut plus pénétrer dans l’enceinte des facultés. (Euh…quelqu’un peut-il me renseigner sur l’ «Autonomie »de l’Université qu’ils réclament encore à tue-tête?).

Et pour les policiers, cela devient un vrai casse-tête. Certains n’osent même plus circuler dans les rues du centre-ville par peur de violer l’enceinte de l’Université. C’est qu’avec la présence régulière des Étudiants (qui finalement n’étudient pas beaucoup) dans les rues, on ne sait plus où sont les salles de classes.

Ces étudiants sont toujours contre tout. Bon! Ils ne le cachent pas, hein. Ils clament haut et fort que leur lutte vise le renversement du système en place. Et d’après-moi, le mot «renversement» n’est, là, pas utilisé comme figure de style. Ils font vraiment tout pour que la société soit sens dessus-dessous.

Et d’ailleurs, les principales victimes de leurs casses sont souvent de simples citoyens vaquant à leurs occupations et se retrouvant au mauvais endroit au mauvais moment. (S’ils assistaient aux cours, peut-être qu’on aurait pu leur apprendre un peu plus d’humanité, aux Sciences Humaines!)

Voilà donc des gens de convictions, ces étudiants (qui finalement n’étudient pas beaucoup) de la Faculté de Sciences Humaines et aussi de l’Ethnologie. D’accord, ce n’est pas tous les étudiants de ces facultés qui sont des casseurs, mais même ces autres qui n’en sont pas, ne semblent que se laisser emporter par ce courant qui consiste à toujours être…à contre-courant.

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